SUZANE
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vendredi 11 décembre 2020Ouverture des portes à 20:00

SUZANE

Style : pop

Le Bikini

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Parc Technologique du Canal Rue Théodore Monod
Ramonville Saint-Agne
Une année a passé. Après un premier EP remarqué, Suzane a dépassé l’ombre de l’anonymat et accéléré la cadence. Les quelques concerts des débuts se sont transformés en une tournée gigantesque. Il n’y a pas eu de palier de décompression pour la jeune artiste sudiste. Du rien, au tout !

Comment l’expliquer ? Il y a eu les clips de « L’Insatisfait » puis de « SLT », qui sans attendre, ont conquis les cœurs. Cet EP a dévoilé une musique proche de l’os et des paroles sans fard, une poésie instantanée et brûlante, aux chorégraphies viscérales.
Suzane étouffe les évidences et chante ce que nous sommes. Chanson française ? Électro ? Très vite, les étiquettes n’ont plus d’importance. Suzane chante son époque, sans cynisme ni raccourci. Introspection pudique, elle incarne, elle ne triche pas. Elle mêle avec un naturel déconcertant et une énergie fédératrice la musique et les mots, les maux et les corps.
Esthétique mouvante, mélodies au dépouillement salutaire. Jusqu’à devenir l’artiste la plus programmée des festivals de l’été dernier, tout simplement.
Les médias l’ont adoptée avec une légitime bienveillance. Les chiffres se sont affolés : avec seulement cinq titres dévoilés jusqu’alors, Suzane représente déjà plus de quinze millions de streams, des concerts partout dans le monde, jusqu’au Japon et en Chine, des premières parties pour Feder ou -M- (plusieurs Zéniths et un AccorHotels Arena de Paris en point d’orgue…) et des rendez-vous parisiens à guichets fermés aux Etoiles puis à la Gaîté Lyrique et désormais au Trianon en mars 2020.

« Je suis toute seule sur scène. Je ne peux donc pas y aller à moitié. Il faut être à fond. Se mettre à nu et voir ce qu’il se passe… J’ai pris l’espace, c’était comme un combat » dit-elle.
Elle a enfilé une tenue de scène, sa tenue de combat à elle : « Avec la danse, j’ai toujours été habituée à enfiler un costume. Ce truc de se dire que je monte sur scène pas habillée comme dans la vie de tous les jours. Dans ma danse, il y a un côté danse de combat. Mon père regardait les films de Bruce Lee avec moi et j’ai été inspirée par sa combinaison, celle de « La Fureur du Dragon ». Dès que je porte cette combinaison, je deviens Suzane… Et Suzane me permet d’être moi-même tout en étant quelqu’un d’autre. »
Elle a dépassé la peur, celle du vide, celle de l’inconnu et des autres. Elle s’est dressée, elle s’est lancée !

Puis est venu le temps de son premier album, dont le titre aux sonorités russes est en fait de l’allemand : « Toï Toï ». Dans les arts de la scène, c’est ce que l’on se dit pour se souhaiter bonne chance avant une représentation. Affaire de superstition donc. Et puis, plus joli que le mot de Cambronne…
« La première fois que je suis montée sur scène, on m’a dit « Toï Toï ». Ça ne m’a jamais quittée depuis… ».
Phonétiquement, c’est encore le jouet, en anglais. Et Suzane aime jouer : se jouer des codes, et faire jouer ses histoires et ses personnages. Les petits mondes qu’elle édifie grâce à ses chansons, elle y tient. Ils lui sont chers ! Car ce sont des histoires vraies qu’elle nous conte. Alors qu’elle pratique la danse classique au conservatoire depuis quinze ans, elle se passionne pour la chanson réaliste (Brel, Piaf, Barbrara…). Exaspérée par les diktats imposés par la danse à haut niveau, elle envoie tout valser et prend un job de serveuse. Ses clients deviennent une source d’inspiration, des acteurs qui sans le savoir nourrissent sa prose. Suzane conte des histoires du quotidien, des gens, la vie. D’une anecdote personnelle, Suzane possède ce don d’en faire une vérité qui nous saute aux yeux.

Suzane ne gamberge pas, malgré l’accélération démentielle des choses, malgré l’accueil d’un public de plus en plus nombreux. D’espoir, elle est devenue phénomène. C’est la presse hexagonale qui le dit.
Suzane ne veut rien céder à la trouille et aux doutes. Elle avance. Elle grandit presque sous nos yeux. Entre instinct et patience, elle a rencontré son destin et est bien décidée à ne plus le lâcher.  
Ce disque, elle l’a conçu à Paris, aux Lilas, avec l’aide des mêmes camarades de playground : avec son producteur Chad Boccara et Valentin Marceau qui a co-réalisé l’album avec elle. La fidélité chez Suzane n’est pas un vain mot. Elle est un moteur, une promesse d’avenir. « J’ai quand même un peu le trac » concède-t-elle, avant d’ajouter : « C’est moi ce disque, et c’est ma première fois, j’essaye d’en profiter au maximum. » Même si elle confesse déjà engranger les idées pour son deuxième album. Son passé exigeant de danseuse lui a appris à ne jamais s’endormir sur ses lauriers. Elle commence à accepter les compliments sans trop rougir, les applaudissements, les manifestations d’amour spontanées.

Sur ce disque à la fois fier et inclassable, Suzane a composé des missiles à tête chercheuse. Des chansons qui ne font pas de prisonnier. Subtil croisement des genres, où les émotions ne sont jamais galvaudées.
Ce disque est saisissant et furieusement vivant. Addictif, évident.




https://www.youtube.com/watch?v=Vn2GjrsyE8U https://www.youtube.com/watch?v=93FaazBrGxs https://www.youtube.com/watch?v=h7IZgMEd6J0

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